9.11.06

Entrevue avec Julien Mineau (Malajube)

Bon ben voici ma première retranscription d'entrevue. Notez qu'elles ne seront jamais tout-à-fait intégrales, dans la mesure où je vous épargne les salutations quand on décroche et raccroche, les pauses quand il y a quelqu'un sur l'autre ligne, les cafouillages et ainsi de suite.

Il s'agit d'un entretien téléphonique avec Julien Mineau de Malajube, datant du samedi 28 octobre dernier, qui m'a servi à écrire le texte "Canal évasion" dans le Ici Montréal du 2 novembre dernier. Il était environ 13h, lui comme moi n'étions pas révéillés depuis trop longtemps. Le groupe devait jouer (et était en nomination) à l'ADISQ le lendemain. J'aime bien Julien. Il est taciturne au possible mais attachant.

Vous jouiez hier?
Ouais, à Saint-Jean sur Richelieu.

Coment ça s’est passé?
Ah, c’était cool. C’était un nouveau show.

Un nouveau show?
Pour nous c’était un nouveau show vu qu’on avait une nouvelle toune et qu’on a changé l’ordre des tounes.

Depuis le lancement de Trompe l’oeil, en février, jusqu’au show de Pop Montréal, vous faisiez pas mal le même show, pas vrai?
Plus ou moins, ouais. Ça commençait et ça finissait toujours de la même façon, en tout cas. Ça aide beaucoup. On est plus tight quand on sait ou ce qu’on s’en va.

C’est nouveau pour vous, ça. Avant, vous changiez constamment votre show d’une fois à l’autre. Vous avez constaté que ça marchait moins bien pour les chansons de Trompe l’oeil?
Non. Au début de la tournée pour Trompe l’oeil aussi on changeait tout le temps le set. C’est juste qu’après 100 shows, on s’est mis à jouer un peu le même set parce que ça te tente plus d’écrire un nouveau set à chaque soir. Ça devient un peu une routine faque tu livres une routine toi aussi. Tu te fais garocher sur des stages de festival, alors tu garoches ton set toi aussi. L’idéal, c’est pas ça, c’est sûr, c’est de tout le temps jouer des nouvelles tounes. Ça a pas changé, c’est toujours juste les nouvelles tounes qu’on aime vraiment. On en a joué une nouvelle, hier. C’est la première avec Malajube depuis Trompe l’oeil.

Vous avez pas mal intensifié votre rythme de tournée, cette année. Est-ce qu’il a fallu que vous vous adaptiez?
Ben sûr. On n’avait jamais fait ça personne, jouer autant que ça. Y’avait pas autant d’offres, et c’était des petits shows plus bruns et pas payants devant 100 personnes. Là, comme c’est plus facile à booker, le but c’était d’en jouer le plus souvent possible. Au moins d’essayer ça pour voir c’est quoi. C’est sûr que c’est éprouvant, mentalement.

À quel niveau c’est plus éprouvant?
C’est dur à dire. À chaque matin, t’attends les gars qui viennent te chercher avec le DT (directeur technique) devant chez vous. Ça devient un peu comme un job. Je veux pas dire que c’est une jobine, mais ça devient un peu plus... Rémunéré à l’heure, mettons. Plus régulier.

L’adaptation est faite ou vous êtes encore en train de vous habituer?
Je sais pas. Non, je crois qu’on va se diriger plus vers... Jouer des trucs différents, pis faire de moins en moins de shows. Pas en faire trop trop. Trois shows d’affilés max, pas six. Comme ça, on aime plus nos performances à chaque fois. Tandis que là on joue plus parce qu’on est supposés jouer.

C’est plus dur au niveau artistique ou au niveau interpersonnel?
C’est sûr que ça peut être plus dur au niveau personnel mais je pense qu’on a passé ça. On a fait nos preuves. On va pas se séparer. C’est sûr qu’il faut que tu t’adaptes parce que tu viens à voir plus souvent les membres du groupe que tu vois tes propres parents. Moi, je vois ma copine autant parce qu’elle vient avec nous en tournée. Mais faut s’habituer à se respecter pour que tout le monde s’entende. Tu peux pas faire ça avec des chicanes. Y’a eu des petits bouts où y’en avait pis c’était pas le fun. Pogné en Scandinavie pis y’a des petitres chicanes, ça va pas ben. C’est sûr que ce qui nous fait le plus capoter, c’est que vu que ça marche, selon l’industrie, il faut pas enregistrer un album au plus vite. Faut qu’on travaille celui-là et qu’on aille le travailler partout sur la planète. On peut pas vraiment se permettre d’enregistrer un album maintenant. Pourtant, c’est là qu’on est rendu. On aurait besoin de faire ça. Comme moi, j’ai déjà enregistré un album depuis Trompe l’oeil, mais ça sortira pas avec Malajube parce que ça marche pas, dans le fond, de faire ça. On se brûlerait, on brûlerait notre album. Ca serait peut-être pas une bonne idée. Moi, je suis pas sûr de ça. Au Québec, on serait dûs pour un autre album, mais c’est que là, notre album va sortir partout sur la planète, partout en Europe jusqu’en Afrique, en Scandinavie, en Australie... Faque on peut pas vraiment faire un autre album tout de suite pis que Trompe l’oeil sorte là-bas pour rien. Ou que l’autre sorte là-bas, pis que là on aille faire des tournées dans le monde jouer Trompe l’oeil pis que là on revienne au Québec pour jouer un autre album. On l’a fait en France en plein milieu de la tournée Trompe l’oeil. Fallait aller faire une tournée pour le Compte complet pendant deux semaines, parce qu’il venait juste de sortir, là-bas. C’tait un peu ridicule. On n’aime plus nos albums 2 semaines après leur sortie, imagine deux ans!

Quand vous avez lancé Trompe l’oeil tu n’aimais vraiment plus le Compte complet. Est-ce que tu maintiens tes réserves sur cet album?
Ah, je sais pas, je l’ai pas écouté depuis longtemps. Mais la dernière fois que je l’ai écouté, j’ai trouvé ça vraiment nul. Moi, j’suis pas capable. Les vidéoclips, les shows live... Trompe l’oeil, au moins, avec le temps, je le trouve pas pire.Mais j’pense que là on a besoin de faire des nouvelles tounes, tout comme Trompe l’oeil était composé deux semaines après la sortie du Compte complet. On n’en fait pas encore avec Malajube mais on en fait quand même. Moi, j’ai fait mes tounes, et Thomas a fait les siennes dans son autre groupe (ndlr: Jacquemort). C’est la meilleure façon... Continuer à jouer de la musique ailleurs en même temps.

T’as écrit du matériel tout seul de ton côté?
J’ai enregistré un album complet. Mais ça sera pas un album de Malajube. Je sais pas encore ce que ça va être.

Juste pour ton plaisir personnel, finalement...
Ben je sais pas trop. Je pensais le sortir, c’était supposé sortir genre à Noël. Mais je veux pas faire un big deal avec ça non plus. Faque je vais peut-être juste le sortir avec Éli (Bissonnette, patron du label Dare to Care Records) sur vinyle. Mais c’est rien de sûr. Je veux prendre mon temps aussi, le finir comme il faut. Il l’est pas encore complètement.

T’as fait ça comment, cet album? Sur ton ordinateur?
Ben oui, un peu comme Trompe l’oeil. Sauf que Trompe l’oeil, on l’a enregistré sur du tape pour le drum, la basse et les «guit», au début. C’est sûr que j’ai pas une machine à tape. Mais je me suis équipé, je me suis acheté un studio averc l’argent de Malajube. Je fais ça chez nous, avec Ryan (Battistuzzi, ingénieur sur Trompe l’oeil et co-propriétaire du studio Beatbox), des trucs de même. On est allé dans un chalet faire du drum, j’ai joué de tous les instruments. Mais faut pas que j’en parle trop.

Pour revenir aux shows, quels sont les endroits que vous avez préféré visiter, depuis le début de la tournée?
À date c’est vraiment la Scandinavie. La Norvège, la Finlande, la Suède... C’est pas mal ça. Les autres ont aimé l’Angleterre... Moi, j’ai pas trouvé ça si hot que ça. La France, c’est correct. C’est beau mais c’est pas si l’fun que ça. Malgré que la dernière fois qu’on y est allé c’était plus le fun. Je sais que bientôt on va aller en Asutralie, aussi. J’ai hâte.

Qu’est-ce qu’il y avait de si spécial en Scandinavie?
Ben je sais pas vraiment. C’est comme... J’étais juste bien, là-bas. C’était beau pis j’étais bien. Y’a des espèces de montagnes partout, y’a une végétation différente un peu du Québec mais quand même semblable... Le monde sont super gentils. Y’a pas l’air d’avoir de crime, y’avait pas l’air d’avoir de pauvreté, y’avait pas l’air d’avoir aucun problème, là-bas. Ça a l’air d’être une société... Je sais pas, dans le fond peut-être que c’est un peu plate que ça soit comme ça, qu’il n’y aille pas de diversité, mais on dirait que ça fonctionne bien. J’ai trouvé ça cool, les gens étaient gentils.

Et au Québec? Est-ce qu’il y a des endroits qui se sont démarqués?
Ben ouais. Dernièrement on a joué à Jonquières. C’était super cool. C’était un des meilleurs shows de Malajube au Québec. On y avait déjà joué mais c’était comme un show dans’ rue, dans un événement Molson Dry. Là c’était notre show à nous autres dans une petite école. C’était super cool. Ça fait du bien de faire des shows plus «spirit», des fois. Des espèces de festivals entre Kain pis Marjo...(rires). On en a fait des affaires étranges. Pis on va en refaire encore! Comme dimanche... (parle du gala de l’ADISQ)

Ouais, dimanche, en effet! Vous aller jouer toute une minute! (rires)
Toute une minute! Pris entre Marie-Jo Thériault et Arianne Moffatt! (rires)

J’ai hâte de voir ce que ça va donner!
Ouais, moi aussi!

Est-ce le genre de truc pour lequel vous avez hésité avant d’accepter?
Ben ouais. C’est pas évident, surtout Thomas aussi, y’a ben des problèmes avec ça. Mais j’pense que pris dans la game comme on est rendus, tu peux pas vraiment dire non à ça. On va en profiter pour aller jouer un bonne toune de métal. Je vas essayer de jouer de la cuillère pendant un riff. (rires)

Pour ce qui est des nominations, as-tu des espoirs? Va-tu être déçu si tu gagnes pas?
Ben je sais pas, là. C’est sûr que j’aimerais ça gagner. L’autre fois (au gala secondaire, qui a eu lieu le 23 octobre), on a gagné pis c’était le fun. Ça fait du bien de gagner, dans le fond. Faque c’est sûr que j’aimerais mieux gagner que perdre, tant qu’à aller là-bas. Si je sors de là en perdant, ça va être plate, là. Mais je m’en ferai pas tant que ça non plus. On en a déjà gagné un. Deux, même. C’est correct en masse. C’est déjà beaucoup plus que ce qu’on aurait jamais pensé.

Trouve-tu que les nominés représentent vraiment les plus méritants, que tout le monde qui devrait y être y est?
Je sais pas trop. Ça dépend. J’ai pas checké trop les trucs. Je sais que Karkwa, c’est cool qu’ils soient nominés, si on est pour évaluer la musique francophone au Québec. C’est quand même bon ce qu’ils font, comparé à ben d‘autres. C’est pas mon groupe préféré non plus. Mais.. C’est... Ouin. C’est correct. Je sais pas trop. Dans le fond, c’est pas vraiment mon monde. Y’a rien dans le gala de l’ADISQ que j’écoute, finalement! (rires) Je peux pas vraiment juger. Y’ont le droit de faire ce qu’ils font. Pis y’a des gens qui aiment ça, tant mieux pour eux autres.

Pense-tu que tu vas aller au party après?
Euh non, j’irais pas, non. (rires) J’aime pas vraiment ça, les partys classe avec Martin Deschamps qui fait de la poudre. Non, c’t’une blague, ça. Sérieusement, je pense pas y aller, à moins qu’on gagne trois trophées pis que je sois sur l’adrénaline. Apparemment qu’y a des fontaines de chocolat, là-bas. J’avoue que juste pour ça, j’ai envie d’y aller.

Paraît que le gala comme tel est un peu plate.
L’autre était déjà pas mal plate. C’est pas juste que c’était plate, c’est que vraiment à partir de la seconde où t’es assis là, y’a un animateur de foule qui te dit «on le sait que c’est plate, ici, mais faut que vous ayez l’air d’avoir du fun tout le monde, on applaudit!» Là il te montre comment applaudir pendant genre une demi-heure, pis le monde aime pas ça de toute façon. Je pensais pas que c’était comme ça. Avant l’année passée, je savais même pas c’était quoi, l’ADISQ! Je pensais qu’au moins le monde aimait ça être là-bas. (rires) Mais c’est sûr que tout ce qui est télévisé, c’est pas pour le monde qui sont assis là dans la salle. C’est pour le monde qui regardent à la télévision.

Trouve-tu que l’arrivée de Renaud (Bastien, guitares et claviers) dans le groupe a changé beaucoup de choses?
Bah, ouais. C’est sûr que pour moi, j’aime mieux ça. Y’a plus de son. Je pense qu’il manquait vraiment quelqu’un. Je réécoute des trucs qu’on faisait à quatre pis... C’est sûr que j’aimerais ça qu’on soit 8 mais ça sera jamais de même. Ça ne pairait plus. (rires) On perdrait de l’argent à chaque show! Ouin. Chu ben content. Renaud, c’est un ben bon gars. Y’est ben smatte pis y’est ben bon. Faque c’est ben correct comme ça. C’est sûr que là, il a juste appris les tounes et il joue juste ce qu’on lui demande mais là, avec les nouvelles, il va jouer un peu plus ce qu’il veut.

La nouvelle chanson que vous avez jouée, hier, c’est un truc que t’as été cherché dans ce que t’as enregistré tout seul ou c’est autre chose complètement?
Ah, c’est autre chose complètement! Moi, ce que j’ai fait, c’est pas mal acoustique. De la guitare acoustique pis du banjo. Je me suis acheté tout plein d’instruments, tous les instruments possibles. Basse acoustique, ukulélé, accordéon... Toutes les genre de flûtes. Je m’amuse, j’apprend à jouer des instruments, pis j’enregistre, pis je chante avec ma copine, un peu. C’est le fun, là, dans le fond. Je sais pas si... Je veux en profiter pendant qu’y a du monde qui veut le sortir, c’est sûr, mais je sais pas trop, je veux pas presser ça non plus.

Quand vous avez lancé Trompe l’oeil, t’avais dit que les prochaines tounes de Malajube seraient probablement plus smooth.
Ouin, ben c’est ça. Là, les tounes smooth, sont faites! Sont enregistrées, même. Dans Malajube, je ne veux plus de smooth. Tant qu’à faire des shows tout le temps, tu viens qu’à entendre 2000 groupes par jour. Tu viens qu’à... C’est de la musique, de la musique, de la musique! Faque... Je pense qu’on est tannés, un peu, de juste de la musique. On a besoin soit d’énergie, soit, je sais pas, de passer un message quelconque. J’pense ça va être plus du métal. Ouin. Ben pas du métal, là.. Mais la nouvelle, ‘est pas mal heavy, mettons. Ça fait du bien de se pitcher partout pis de tripper. On avait besoin de faire ça parce que sinon, ça devient un peu bizarre. Avant, moi je travaillais, pis là on faisait de la musique pour le fun, pis on voulait que ça marche. Tu veux que ça marche, faque là c’est comme un but, faque c’est le fun. Tu travailles là-dessus pis on dirait qu’un coup que ça marche, ça devient un peu... Ça stagne, un peu. Faque... On a besoin d’autre chose, là. C’est sûr que j’avais besoin de faire les tounes smooth. Là, j’ai pu besoin de les faire. C’est faite. J’en ai faite 15, c’t’assez. Mais...Ouin. J’pense que ça va être plus métal, Malajube. C’est sûr qu’il va y avoir des riffs doux, là. Ça va juste être encore plus poussé que la dernière fois, j’imagine. C’est dur à dire parce que ça risque juste d’être dans un an qu’on enregistre. Ça peut changer encore.

Faque qu’est-ce qui arrive après les shows au National?
On a une tournée des grosses villes du Québec, genre Sherbrooke, Québec, Trois-Rivières... Des places assez grosses. Avant ça, on s’en va à New-York, on fait trois shows au CMJ. On a une session radio, là-bas, à enregistrer. Après, on va à Chicago jouer pour Fader Magazine. Après ça on s’en va à Vancouver. Y’a une tournée en Ontario, aussi. C’est pas mal ça. Après ça, je sais pas extactement ce qui vient. Ça va sûrement être la tournée du monde. Genre Berlin, Paris, Londres, toutes les grosses villes d’Europe, parce qu’on vient de patenter de quoi avec une nouvelle compagnie de disque. Y’a fallu briser notre contrat en France. C’est en train de se faire. Je sais pas exactement c’est rendu où.

Avec qui avez vous signé en Europe?
Ben ça serait City Slang.

Ah oui? Cool!
Ouin, ben c’est pas mal cool.

C’est assez gros, ça, City Slang.
Ouin, pas mal gros. Ça se rend plus loin que Ladilafé, en tout cas (ndlr: la compagnie qui a lancé Le Compte complet en France). Jusqu’en Afrique du Sud, faque c’est ben correct.
C’est eux qui sortent Broken Social Scene, là-bas. C’est un label établi depuis genre 15 ans!

Les bonnes critiques récemment parues dans Pitchfork, Fader... C’est quand même de la bonne "exposure" aux États-Unis, ça. Ça t’as surpris?
Ouais, j’comprends pas. Tsé, je m’étais tout le temps dit que notre album méritait ça mais je pensais pas que ça allait se faire vu que c’t’en français. Là, c’est rendu qu’il y a un review de Trompe l’oeil dans Penthouse et bientôt y va y avoir une page complète dans le Spin! Faque c’est malade, là!

Pour le show du National, vous vous en tenez à une nouvelle toune seulement?
Hier, on a décidé qu’on ferait une nouvelle toune à chaque show, à partir de maintenant. Genre une espèce de p’tite toune pour le fun. Je sais pas trop ce qui va arriver. J’pense qu’au National il va y en avoir juste une nouvelle. J’pense pas que.. Tsé, déjà, on va finir celle qu’on a. Hier, je l’ai chantée avec des paroles à moitié finies. On va finir comme il faut celle-là pis on va la roder pis ça va etre ben correct. On n’a pas le temps pantoute. Genre la semaine passée, quand on a composé celle-là, c’était la première fois qu’on jammait depuis... Depuis avant de rentrer en studio pour Trompe l’oeil! On n’a pu le temps! C’est tout le temps... On a des shows 4-5 jours par semaine d’aplomb depuis le lancement. C’est comme un peu dur, disons quand tu rentres de tournée, de dire: «on va- tu pratiquer?»

Faque vos pratiques, c’est les shows, finalement...
Ouais, c’est ça, c’est rendu ça. C’est sûr que là, les tounes, on les modifie tout le temps, dans le fond. Mais ça se décide en show. De show en show, ça vient que, après un mois, sont rendues différentes. On veut s’amuser. Mais là, le National, on a joué là une fois pis c’était le fun, faque on a hâte.

Les invités qui jouaient avec vous aux deux lancements, en février, vous comptez les rammener éventuellement?
Je pense pas qu’on ait aucun invité, non. Ça va être ben straight, juste nous cinq qui se pitchent partout. On va essayer d’avoir du fun. J’pense que c’est ça notre but, maintenant. Pas faire ça parce qu’on est obligés. Faire ça parce qu’on aime ça. Faut redécouvrir les choses qu’on aime là-dedans parce que... Ça s’est comme fait vite. On n’a jamais prévu rien de tout ça. Faqu’on va juste essayer de s’amuser pis de comprendre pourquoi qu’on fait ça. Ouin. C’est pas évident. C’est sûr que nous.. Je trouve que ça fait longtemps pis je trouve que c’est rendu dépassé, un peu.

Dépassé?
Ouin, ben, j’me sens comme s’il fallait faire de quoi de nouveau, là. C’est plate un peu de continuer sans le faire. Faut p’têtre juste apprendre à vivre avec ça. On va p’têtre faire un EP métal, là, après Noël. Je sais pas trop. On va voir. Ça serait le fun. Enregistrer, ça serait le fun. On est rendus à l’ADISQ, là. Ça émerge plus ben ben.

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2 Comments:

Blogger Julie B. said...

C'est intéressant ça.

Bientôt, je vais retranscrire notre conversation complète autour du feu au FME.

1:39 PM  
Anonymous Anonyme said...

Nice! Merci pour cette entrevue, on y apprend pas mal de choses!!

7:40 PM  

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